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LE MAGAZINE


Liberté, d'un peuple, aimé(e)....

 

Une ville cosmopolite, avec ses gratte-ciel, sa décontraction méditerranéenne entre communautés et son insolent succès économique, après vingt ans de guerre civile.

Beyrouth en ruine est le décor naturel d'un tel imaginaire.

Replonger le Liban dans le chaos, c'est une manière pour Israël de dominer l'Histoire et d'imposer un statut quo.

En détruisant la vitrine moyen-orientale de la paix et de l'amitié entre les peuples.

Israël a décidé de raser les villes et les villages grâce à ces canonnières, panzers et avions de chasse.

Il coupe les routes, détourne les communications et inverse les valeurs.

Bombarder Beyrouth et sa prospérité, pour les Israéliens, c'est détruire un mensonge contagieux : celui d'une paix possible dans un autre monde.

Les mots ne suffisent plus et nos cris ne s’entendent plus guère. La famine frappe aux portes. Les médicaments et premiers soins se font dramatiquement rares. Les blessés ne peuvent plus attendre les négociations des grandes Nations. Notre pays est rasé, détruit, ce n’est plus une catastrophe…
C’est l’extermination de tout un peuple.
Et pire encore…plus ça dure plus nous sombrons dans la banalisation de la violence !
Face à cette situation extrêmement alarmante aux conditions humaines inacceptables, notre union sacrée et notre mobilisation contre la guerre restent notre seule force.

Merci A tous les amis qui ont pensés à Moi.


 

Un peu de poésie dans ce monde de brutes...

Victime d'une guerre dont il ignore les causes

Cet enfant risque sa vie tous les jours

Il a peur pour lui et sa famille

Tous ses frères ont été mobilisés

Et personne ne lui dit ce qu'il s'était réellement passé

Il crie, il hurle sa douleur en slalomant entre les corps.

Son père trop vieux pour se battre

Prie pour qu'il n'arrive rien à sa famille

Il habite au pays des terroristes dans la ville de Kaboul

Il ne va plus à l'école elle s'est fait bombardée

Par des avions américains ; les « défenseurs de la terre »

Il crie, il hurle sa douleur en slalomant entre les corps.

Il estime qu'il a de la chance, il a encore toute sa famille

Et à tous les couchers de soleil, il va déblayer les ruines

Son père était venu aider ce jour-là

Mais un avion est passé trop près, trop près

Il crie, il hurle sa douleur devant le corps de son père mort

Dalila Aissaoui

http://www.gssa.ch/poesie.




La paix est un pacte de fraternité
Que tout le monde peut respecter.
Il suffit d` un peu de volonté
Pour pouvoir y arriver.
Pour la faire régner,
Nous devons y arriver

PAIX

Pourquoi tant de guerres,
Pour nous rendre malheureux
Etre solidaires
Nous rend plus heureux
Et vaut mieux qu`être massacrés
Sans utilité

Si les gens sont racistes
C`est qu`ils sont aussi égoistes.
Nous sommes tous égaux
Sans avoir la même couleur de peau.
Pour aider les plus démunis
Il faudra être tous unis.

PEACE

Pourquoi cette intolérance?
Qu`importe nos croyances?
On doit arrêter la délinquance
Pour avoir une plus joyeuse existence
Il faut de l`espérance
Pour limiter la violence.

ΕΙΡΗΝΗ

Si tout le monde pensait ainsi
On vivait en harmonie
Et on serait réjouis
D`habiter dans un superbe pays.
Alors, apprenons à nous aimer
Pour mener notre vie en paix.

Ecrit par Ira Reovitsa, 14 ans
1er collège ag.
Anargyron, Athènes
Professeur Efie Calamara

http://www.ceo-fipf.org/



LA PAIX

Le noir démon des combats
Va quitter cette contrée
Nous reverrons ici-bas
Régner la déesse Astrée

O Paix! source de tout bien
Viens enrichir cette terre
Et fais qu'il ne reste rien
Des images de la guerre.

Chasse des soldats gloutons
La troupe fière et hagarde
Qui mange tous nos moutons
Et bat celui qui les garde.

Délivre ce beau séjour
De leur brutale furie
Et ne permet qu'à l'amour
D'entrer dans la bergerie.

Fais qu'avec que le berger
On puisse voir la bergère
Qui coure d'un pas léger
Qui danse sur la fougère

Et qui du berger tremblant
Voyant le peu de courage
S'endorme, ou fasse semblant
De s'endormir à l'ombrage

Accorde à nos longs désirs
De plus douces destinées
Ramène nous les plaisirs
Absents depuis tant d'années.

Etouffe tous ces travaux
Et leurs semences mortelles
Que les plus grands de nos maux
Soient les rigueurs de nos belles

Et que nous passions les jours
Etendus sur l'herbe tendre
Prêts à conter nos amour
A qui voudra les entendre.

Jean De La Fontaine


RESTEZ AU LIBAN....

Permetez moi de hausser ma voix à travers mon site à tous les libanais qui ont quitté le Liban et à tous les étrangers, de leur dire "RESTEZ AU LIBAN"...

Pour les premières amandes vertes que l'on croque, trempées de sel, et qui sonnent le glas de l'hiver,
Pour l'arbuste du balcon que l'on croyait mort et qui refleurit inexplicablement en décembre,
Pour le grincement familier de la balançoire sur laquelle on s'assoupit, enivrés de soleil, dans le chant des cigales,
Pour les klaxons « sauvages » d'un mariage d'été qui nous précipite pourtant tous au balcon pour voir si la mariée est belle,
Pour ces tribus de parents qui attendent à l'aéroport le retour au pays de l'enfant prodigue, et qui arrivent toujours beaucoup trop tôt,
Pour cette vieille mémé qu'on a refusé de mettre à l'asile malgré l'appartement de Beyrouth trop étroit, et que son fils continue d'embrasser chaque soir,
Pour cette femme voilée qui fait, au mois de mai, le pèlerinage de Harissa,
Pour le jeune policier du carrefour qui fait semblant de rêver quand on traverse un feu orange,
Pour le « Ya hala » ("Ya hala" est un mot arabe en francais "bienvenue") claironnant du steward qui nous accueille sur l'avion de Beyrouth,
Pour cet automobiliste souriant en trois pièces cravate qui, un soir de Nouvel An très pluvieux, vous change votre pneu, sans vous rien demander
Pour ce soleil lumineux de janvier qui nous fait douter que la tempête terrifiante de tout à l'heure ait vraiment eu lieu,
Pour la voix si triste de Feyrouz qui réveille en nous une âme enfouie de villageoise d'opérette,
Pour l'odeur de la « mankouché » du matin qui est bien plus qu'une galette au thym, comme la traduit bêtement le dictionnaire,
Pour ces cerises de juin si noires qu'elles colorent de violet les langues des enfants,
Pour la maison d'en haut qu'on fait plus belle que l'autre, parce que c'est là qu'au soir de notre mort, on accueillera les gens du village,
Pour les soirs de juin sur la terrasse, pour la vigne de septembre qui finit par nous offrir une grappe, pour les gardénias de mai,
Pour l'odeur mouillée de la terre après la première pluie,
Pour ne pas avoir froid, pour ne pas avoir peur, pour ne pas vivre seul, pour...
Pour tout cela ..... Restez au Liban…….…….


LA GUERRE...

Je ne laisse jamais Lolo seule devant la télé sans avoir validé l'émission qu'elle regarde. Et même comme ça, je me méfie des pauses pub et autres coupures qui présentent des programmes qu'elle ne regardera pas avant une dizaine d'années. Mais j'avais oublié les flashs d'information surtout ceux sur la guerre au Liban. Je pars quelques instants chercher du linge et je retrouve ma fille prostrée, les yeux écarquillés qui se balance d'avant en arrière en serrant bien fort son doudou. A l'écran, neuf petits sacs allongés sur le bithume. "Ils disent que ce sont des enfants". Exact neuf enfants d'une même famille. Me voilà embarquée pour expliquer le concept de guerre, de civils, de bombes. Rien qui ne paraisse cohérent à ma fille. "Ce sont les méchants" affirme-t-elle en voyant les soldats israéliens, "on n'a pas le droit de tuer des enfants". Je tente frénétiquement de trouver la télécommande pour changer de chaîne, elle m'arrête d'un geste. "C'est trop triste, je veux rester encore un peu avec les enfants, peut-être qu'ils vont se réveiller". Et puis elle veut savoir si nous avons des amis libanais, bien sûr qu'on en a, et ils devraient être à Beyrouth à cette époque de l'année. Alors elle exige qu'on les appelle pour qu'ils viennent ici.

Je me fous éperdument de savoir qui a tort ou raison, peu importe le Hezbollah et sa légitimité, je vois soudain l'image avec les yeux de ma fille. Ou avec les miens, il y a 20 ans quand tous les soirs au JT, on voyait les maisons s'effondrer. Il est grand temps que les enfants cessent de mourir sous les bombes.

PS : lire l'article de JP Rosenczveig sur les enfants dans la guerre.

Cet article est  envoyé par une amie qui habite en France.

 



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